Quelques minutes plus tard, le président du CDH, Benoît Lutgen, justifiait sa décisions sur RTL-TVI : « La confiance n’y est pas. La confiance entre partenaires n’y est pas. Nous avons quelques doutes, c’est un euphémisme. » Le CDH n’est pas non plus emballé par la note préparée par Bart De Wever. « Il y a de bonnes choses dans cette note, mais aussi des choses qui ne nous rassurent pas. »
Le président du CDH cite notamment l’indexation automatique des salaires. « Nous n’avons pas nos assurances qu’on n’y touchera pas. » Benoît Lutgen cite aussi l’exemple de la modération salariale. « Bart De Wever voulait une modération de 4 %. C’est 750 euros en moins par an. Ce n’est pas acceptable pour nous. »
Vient enfin le doute communautaire. La note prévoit explicitement qu’il n’y aura pas de réforme de l’Etat. « C’est la moindre des choses, dit Benoît Lutgen. La N-VA était la seule à le vouloir. Tous les autres étaient contre. »
Mais même sur ce point, Benoît Lutgen dit ne pas avoir ses assurances. « N’oublions pas que l’article premier des statuts de la N-VA prévoit la fin du pays. Nous gardons des doutes. »