Le petit point faible d'Anderlecht se situe en défense»
le 18.08.2009 04h00
Ancien défenseur de l'OL, le Belge Eric Deflandre évoque Anderlecht.
Agé de 36 ans, Eric Deflandre, qui évolua à l'OL de 2000 à 2004, ne s'est toujours pas résolu à raccrocher les crampons. Il a signé pour une saison à Lierse (D2 belge), avec une option d'une saison supplémentaire en cas d'accession: «Si cela se passe comme je l'espère, il se peut donc que je joue jusqu'à 38 ans en première division» explique-t-il, ravi.
Samedi dernier, il a marqué son premier but avec Lierse en match officiel (victoire 5-1 en Coupe de Belgique), et il disputera mercredi soir la première journée du championnat. «Ce sera à la même heure que Lyon - Anderlecht, donc je ne verrai pas le match à la télé, mais je compte bien être bien présent au retour» confie-t-il.
La saison dernière, avec son club de Dender, il avait affronté deux fois Anderlecht en championnat, et subi deux défaites. C'est un adversaire qu'il connaît bien pour l'avoir rencontré à plusieurs reprises durant sa carrière, y compris lorsqu'il évoluait à l'OL, en septembre et novembre 2003, en Ligue des Champions (1-0 à l'aller, 0-1 au retour).
«Le Lyon de l'époque avait éprouvé des difficultés, surtout au match retour à Bruxelles. Anderlecht reste une équipe difficile à battre, l'une des deux ou trois meilleures du pays. L'OL doit s'attendre à deux matches serrés, je me souviens que Liverpool avait eu énormément de difficultés à éliminer le Standard de Liège l'an dernier au 3e tour préliminaire (0-0, 1-0 avec un but de Kuyt à la 118e minute de jeu, Ndlr), et Anderlecht avait éliminé Bordeaux en Coupe UEFA il y a plus d'un an.
Le football belge est d'un niveau moyen, l'équipe nationale a du mal aujourd'hui à être compétitive, mais Anderlecht reste une référence» ajoute-t-il.
À Anderlecht, Deflandre estime que Suarez et Boussoufa, symbolisent le danger pour l'OL. «Autour d'eux, il y a pas mal de gars costauds, mais le point faible de l'équipe se situe à mon avis en défense. Je donne un avantage à Lyon sur les deux matches, mais il lui faudra faire déjà la différence à l'aller, sinon ce sera dur...» précise-t-il, affichant encore un petit faible pour son ancien club: «Il n'y a plus que Govou que je connaisse encore parmi les joueurs, ou encore Guy Genet et Abdel Redissi, mais j'ai passé de bons moments à Lyon, je n'oublie pas» conclut-il.